Etude de cas

La conservation de l’eau est un paramètre important de qualité du sol. Il constitue souvent un  facteur limitant dans la productivité en agriculture. Le choix d’une technique de travail du sol repose essentiellement sur son aptitude à permettre au sol de stocker l’eau et la rendre disponible aux racines particulièrement dans les climats à faible pluviométrie. Plusieurs thèses rapportent que le non labour améliore les propriétés de rétention en eau du sol en comparaison avec les techniques conventionnelles.

Pour mettre en évidence l’effet des trois techniques (SD, TM, TC) sur ce paramètre, les humidités du sol ont été mesurées au cours du cycle végétatif du blé dur au niveau de l’horizon (0-20cm).Les humidités du sol assignées dans la figure ci-dessous affirment que le semis direct et les techniques simplifiées permettent une meilleure rétention en eau par rapport au labour conventionnel avec la charrue à socs. Cette particularité du semis direct offre à la culture un meilleur comportement en situation de déficit hydrique notamment au stade de formation du grain, qui contribue dans l’élaboration d’une composante importante du rendement (poids des grains). D’autres mesures des humidités du sol effectuées en année 2008/2009 à la 5èmeannée de conduite ont confirmé la capacité du non labour à retenir plus d’eau. Aussi, le sol en techniques simplifiées et en semis direct retient un peu plus d’humidité en profondeur (20-40 cm) qu’en horizon superficiel (0-20 cm).

Evolution de l’humidité du sol sur une culture de blé

 

Ceci est en accord avec les travaux de Nouiri et al (2004), à l’issue d’une étude comparative de la dynamique de l’eau dans les couches du sol entre la technique du semis direct et celle du conventionnel effectuée en Tunisie, qui ont montré que le non labour valorise mieux les apports d’eau en préservant la quantité d’eau présente dans le sol avec un écart de 5% en sa faveur.

Bourguignon (2004), sur des sols argilo-calcaires tunisiens, affirme également que l’évolution de l’humidité du sol passe de 5,8 % à 12,7% en labour et de 10,6 % à 17,3% en semis direct de l’année 2001 à l’année 2004, confirmant ainsi que le non labour sous couvert végétal retient plus d’humidité dans le sol notamment après quelques années de conduite en semis direct. D’après Mrabet (1997) la non manipulation du sol et le maintien d’un couvert végétal aident à prolonger la durée du dessèchement de la surface et gardent le sol plus humide sur une période de temps plus longue.

Humidité du sol au stade épiaison du blé